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Comité Aviseur International |

Le Comité s’est réuni du 1er au 13 juin à Madagascar. Outre la visite des sites (la mine et plusieurs projets de développement rural à Mandena), le Comité a fait la revue d’un large éventail de matériaux écrits relatifs au projet et à des problèmes socio-économiques, politiques et environnementaux. Des réunions ont été tenues avec QMM et les parties prenantes incluant la société civile, les leaders politiques d’Anosy, le secteur privé, les organisations internationales et les membres du forum de discussion des citoyens ruraux d’Anosy.
La crise politique malgache reste au point mort après plus de deux ans. Le gouvernement de fait du pays continue à être considéré comme illégal par la communauté internationale incluant l’Union Africaine. Le flux des aides publiques reste suspendu, sauf pour les secteurs sociaux où les bailleurs de fonds ont augmenté considérablement les allocations pour des motifs humanitaires, mais du côté du gouvernement les dépenses sociales ont sérieusement baissé. Les statistiques officielles nationales pour 2010 montrent le second plus haut niveau de pauvreté depuis que les mesures ont commencé en 1993 et une hausse importante de la malnutrition infantile et des enfants à travers tout le pays.
Étant donné ce sombre panorama, le Comité était paradoxalement encouragé par
beaucoup de progrès dans la région de Fort Dauphin. L’année dernière, nous
n’avions pu trouver que peu de preuve d’une action collective pour faire face
aux effets de la crise. En effet, pour la plus grande partie, l’opinion générale
semblait être d’“attendre que la crise se termine”; des mesures proactives
étaient largement en suspens dans l’attente d’un “retour à la normale.” En
contraste, nous avons constaté cette année un sentiment plus largement partagé
du “besoin d’agir maintenant et de ne pas présumer ou d’attendre une résolution
de la crise nationale.” Ceci ne devrait cependant pas être exagéré, car le
développement de l’ensemble de la région demeure insaisissable et il y a
beaucoup de frustration locale, amertume et colère. Néanmoins, plusieurs
initiatives importantes sont en cours et on assiste à un élan vers une
amélioration des processus de consultation et de redynamisation des institutions
et structures pour le développement régional. La crise qui continue et les
indicateurs sociaux inquiétants sont autant de raisons pour toutes les parties
de collaborer en tirant profit au maximum de ces mouvements.