Rio Tinto

Rapport du Comité Consultatif international

 

Aout 2011

Résumé Exécutif

Comité Consultatif International
Auprès de QMM (une filiale de Rio Tinto)
Rapport du CCI sur sa mission 2011
cai_Aout
Membres du comité: Keith Bezanson, Jacques Gérin, Alison Jolly et Léon Rajaobelina

Le Comité s’est réuni du 1er au 13 juin à Madagascar. Outre la visite des sites (la mine et plusieurs projets de développement rural à Mandena), le Comité a fait la revue d’un large éventail de matériaux écrits relatifs au projet et à des problèmes socio-économiques, politiques et environnementaux. Des réunions ont été tenues avec QMM et les parties prenantes incluant la société civile, les leaders politiques d’Anosy, le secteur privé, les organisations internationales et les membres du forum de discussion des citoyens ruraux d’Anosy.

La crise politique malgache reste au point mort après plus de deux ans. Le gouvernement de fait du pays continue à être considéré comme illégal par la communauté internationale incluant l’Union Africaine. Le flux des aides publiques reste suspendu, sauf pour les secteurs sociaux où les bailleurs de fonds ont augmenté considérablement les allocations pour des motifs humanitaires, mais du côté du gouvernement les dépenses sociales ont sérieusement baissé. Les statistiques officielles nationales pour 2010 montrent le second plus haut niveau de pauvreté depuis que les mesures ont commencé en 1993 et une hausse importante de la malnutrition infantile et des enfants à travers tout le pays.


Étant donné ce sombre panorama, le Comité était paradoxalement encouragé par beaucoup de progrès dans la région de Fort Dauphin. L’année dernière, nous n’avions pu trouver que peu de preuve d’une action collective pour faire face aux effets de la crise. En effet, pour la plus grande partie, l’opinion générale semblait être d’“attendre que la crise se termine”; des mesures proactives étaient largement en suspens dans l’attente d’un “retour à la normale.” En contraste, nous avons constaté cette année un sentiment plus largement partagé du “besoin d’agir maintenant et de ne pas présumer ou d’attendre une résolution de la crise nationale.” Ceci ne devrait cependant pas être exagéré, car le développement de l’ensemble de la région demeure insaisissable et il y a beaucoup de frustration locale, amertume et colère. Néanmoins, plusieurs initiatives importantes sont en cours et on assiste à un élan vers une amélioration des processus de consultation et de redynamisation des institutions et structures pour le développement régional. La crise qui continue et les indicateurs sociaux inquiétants sont autant de raisons pour toutes les parties de collaborer en tirant profit au maximum de ces mouvements.