Rio Tinto

Perspectives


Une évaluation des réalisations et surtout des impacts du Programme Biodiversité montrent une évolution positive dans le sens d’un gain net pour l’environnement de Fort-Dauphin. Les résultats des efforts de plusieurs années, en collaboration avec des chercheurs internationaux ainsi que les communautés limitrophes, sont aujourd’hui palpables: la qualité écologique de la zone de conservation de Mandena s’est nettement améliorée (disparition des coupes, régénération des sous-bois) et la plus grande pépinière de Madagascar a été créée au Centre de Recherche Ecologique de Mandena. Les sites de Conservation de Mandena, Sainte Luce et Petriky renferment plusieurs espèces endémiques qui auraient disparu avec les lambeaux de forêts environnantes. Ainsi, des campagnes de reboisements, qui ont commencé en 2001 ont permis la plantation de quelques 1000 hectares d’espèces à croissance rapide (6 à 10 ans pour atteindre la maturité). Ces plantations à grande échelle contribueront à répondre à l’augmentation prévue de la demande en bois. Un Comité de Gestion aura la responsabilité de leur gestion durable à travers un Dina

D’autre part, des recherches ont été entreprises afin de trouver des alternatives à l’utilisation des ressources naturelles menacées. Actuellement des solutions ont été trouvées, et adoptées par les utilisateurs, pour le Mahampy (un jonc poussant dans les marécages utilisé par les femmes pour fabriquer des produits artisanaux) ainsi que le Vahipiky (une liane utilisée par les pêcheurs pour fabriquer des cages à langoustes). Un marécage a été restauré par Rio Tinto QMM au Centre de Recherche Ecologique en collaboration avec des femmes villageoises et la qualité ainsi que la quantité de Mahampy qui y pousse vont au-delà de leurs espérances. Pour le Vahipiky, du bambou a été utilisé et les pêcheurs qui ont été associés aux recherches sont également satisfaits des résultats. Aujourd’hui, Rio Tinto QMM possède une base de données unique et impressionnante sur la biodiversité de la Région. Cette base comprend entre autres des études et recherches sur la restauration écologique, les espèces endémiques, la translocation des animaux, les plantes alternatives, les techniques de pépinière, la mise en place et l’opérationnalisation d’un Comité de Gestion, d’un Dina et des activités génératrices de revenus associées.

Dans le but de développer ces recherches, un livre sous forme monographique a été publié en 2007 concernant les ressources naturelles et la biodiversité des écosystèmes littoraux. Le livre inclus tous les travaux scientifiques et techniques menés pendant plus de 15 ans par Rio Tinto QMM, ses collaborateurs et étudiants. Le résultat de longues années de préparation, ce livre sera un important outil de référence pour la connaissance et les futures recherches sur la biodiversité.

Intitulé Biodiversity, Ecology, and Conservation of Littoral Ecosystems in the Region of Tolagnaro (Fort Dauphin) in south eastern Madagascar, ce livre est édité par Smithsonian Institution. Il s’appuie sur les travaux d’universitaires, d’organismes partenaires en matière de biodiversité, de l’Etat malgache, de Rio Tinto et d’autres établissements scientifiques. Plus de 70 auteurs ont collaboré à la rédaction de ce livre, qui représente une documentation globale des études scientifiques menées sur la biodiversité, les aspects sociaux et la conservation dans cette partie de Madagascar.

 

Un gain positif net sur la biodiversité

Les activités environnementales de Rio Tinto QMM ont permis :

  • La plantation de 700 hectares d’espèces à croissance rapide hors du gisement minier + 300 hectares avec la Région
  • La création de 1100 hectares d’Aires Protégées
  • La gestion de deux pépinières pour une production de 250,000 plants/an
  • La gestion d’une banque de graines autochtones d’une centaine d’espèces et d’un herbarium associé
  • Un centre de recherche écologique avec essais concluants de restauration et de réhabilitation de divers écosystèmes
  • Un renforcement des capacités des communautés en gestion et éducation environnementale
  • Un circuit éco-touristique géré avec les communautés
  • La production d’une tonne de légumes sur compost et 200 litres de miel par mois

A la fin de l’exploitation des 2000 hectares du gisement de Mandena :

  • 75% du gisement sera réhabilité par des plantations d’espèces à croissance rapide
  • Le périmètre entourant la zone de conservation (10% du gisement) sera restauré dans le but de doubler sa superficie en utilisant les techniques de restauration de la forêt développées depuis la création du Centre de Recherche
  • Des marécages seront restaurés sur 15% du gisement